Actualités sportives

Confinement : comment s'organisent les matches à huis clos du FC Metz à Saint-Symphorien ?

06 novembre 2020 à 15h15 Par Clément Gondolff
Le stade Saint-Symphorien de Metz (Moselle) sera le théâtre de matches à huis clos au cours du mois de novembre.
Crédit photo : @D!RECTFM

L'instauration d'un nouveau confinement entraîne la tenue de matches à huis clos au stade Saint-Symphorien de Metz (Moselle). Des rencontres particulières qui bouleversent les conditions d'organisation.

Conformément aux mesures de restriction imposées par le gouvernement, les rencontres sportives professionnelles sont tenues de se disputer à huis clos, sans supporters. 

Ainsi, à Metz, le stade Saint-Symphorien résonnera bien creux à au moins deux reprises. D'abord ce dimanche 8 novembre, à l'occasion de la réception de Dijon, puis le 29 novembre prochain, contre Brest. 

"Une charge de travail en moins"

Des conditions forcément particulières, éloignées de la notion de ferveur populaire, et qui nécessitent naturellement une organisation singulière. 

"D'habitude, une fois que le match est organisé, on va se concentrer sur la partie accueil du public et sécurisation des lieux. De fait, comme il n'y a pas de spectateurs, il y a une charge de travail en moins", révèle Jean-François Girard, directeur de l’organisation et de la sécurité au FC Metz.

"Mais il faut tout de même faire respecter les règles sanitaires, le huis clos, puis les règles que la ligue nous impose. Il faut faire bien attention à ce qu’il n'y ait personne dans les tribunes", poursuit-il. 

Environ 300 personnes au stade en période de huis clos

Pour cela, les équipes chargées d'assurer l'organisation et la sécurité des rencontres doivent, dès le matin, procéder à la sécurisation des lieux "pour garantir l'hermétisation du site", précise Jean-François Girard. Il s'agit ensuite "de contrôler et de gérer les entrées pour le personnel qui va travailler". 

Et entre les joueurs, membres des différents staffs, dirigeants, délégués, techniciens TV et les jardiniers (pour ne citer qu'eux), ce sont "à peu près 300 personnes" qui pénètrent dans l'enceinte des Grenats en temps de huis clos, selon Jean-François Girard. 

Qui estime, enfin, que le coût de l'organisation d'un match sans public est divisé par 10 par rapport à une rencontre "classique". 

Jean-François Girard, directeur de l’organisation et de la sécurité au FC Metz Écouter le podcast