Benoît Tavenot face à l’urgence du FC Metz : “On ne doit pas fuir la réalité”
Publié : 9h05 par Doriand Kintzig
Arrivé le 20 janvier pour tenter de redresser un FC Metz en grande difficulté, Benoît Tavenot fait face à une mission périlleuse. Cinq matches plus tard – un nul et quatre défaites – les Grenats sont toujours derniers, à quatre points du barragiste. Avant la réception de Stade Brestois 29, l’entraîneur messin se livre avec lucidité sur la situation, entre urgence comptable, défi mental et attente des supporters.
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Un départ compliqué, mais un cap maintenu
Reprendre une équipe en cours de saison n’est jamais simple. Avec un bilan d’un point pris sur quinze possibles, l’impact comptable tarde à se faire sentir. Pourtant, Benoît Tavenot refuse de céder à la panique.
Oui, le FC Metz est toujours lanterne rouge. Oui, le retard sur le barragiste reste préoccupant. Mais le technicien messin assure ne pas vivre obsédé par le classement au quotidien. L’objectif est clair : avancer étape par étape, sans nier la réalité, mais sans s’y enfermer non plus.
De bonnes semaines… sans traduction le week-end
À l’entraînement, le discours se veut rassurant. Les séances sont jugées intenses, appliquées, cohérentes. Alors pourquoi cela ne se voit-il pas en match ?
Le coach évoque une question de détails, de moments clés mal négociés. La confiance semble fragile. Dans une spirale négative, le doute s’installe vite : peur de mal faire, crainte de l’erreur décisive, incapacité à faire basculer un match du bon côté.
Psychologiquement, le groupe est touché, forcément. Mais pas abattu. Et dans ces périodes, le rôle d’un entraîneur dépasse le simple cadre tactique. Il faut rassurer, protéger, maintenir un cap mental autant que stratégique.
Protéger le vestiaire dans la tempête
Quand les résultats ne suivent pas, l’environnement devient plus lourd. Les critiques s’intensifient, l’impatience grandit. Les ultras messins ont d’ailleurs annoncé un cortège avant la réception de Brest pour exprimer leur ras-le-bol.
Benoît Tavenot dit comprendre la déception et la colère des supporters. Leur exigence est à la hauteur de leur passion. Reste à savoir si cette mobilisation servira de moteur… ou ajoutera un poids supplémentaire sur des épaules déjà chargées.
Le staff, lui, tente de faire bloc. Protéger le vestiaire, éviter la dispersion, maintenir un discours cohérent.
L’attitude attendue face à Brest
Plus que des promesses, l’entraîneur attend une réaction. Dans l’engagement. Dans l’état d’esprit. Dans la capacité à répondre présent dans les duels et à ne pas céder au premier coup dur.
Face à Brest, Metz devra afficher un visage conquérant, déterminé, sans calcul. Car dans la lutte pour le maintien, chaque point peut valoir de l’or.
Le message adressé aux supporters se veut simple : continuer à y croire, rester unis, pousser derrière une équipe qui ne triche pas et qui cherche la solution pour sortir de cette spirale.
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