Pour Farid Boulaya (FC Metz), c’est « l’année du renouveau »

15 janvier 2019 à 23h56 par Axel Watrin

Arrivé en Moselle lorsque le FC Metz touchait le fond en Ligue 1 la saison passée, le milieu franco-algérien a su se montrer patient avant de prendre sa chance au sein de la formation grenat. Pari payant : il en est aujourd’hui un élément essentiel. L’ancien clermontois revient sur sa première moitié de championnat réussie, quelques jours avant d’affronter son ancienne écurie à domicile.

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Farid Boulaya, milieu offensif du FC Metz
Crédit: Axel Watrin / Direct FM

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Le passage de Farid Boulaya sous le maillot messin s’est soudainement assombri un soir de février 2018 à Saint-Symphorien, alors que le club à la Croix de Lorraine disputait une place pour les quarts de finale de Coupe de France face au Stade Malherbe de Caen. Devant le portier normand Brice Samba, le tout récent milieu du FC Metz s’attirait les foudres du public lorrain en se sabordant d’une panenka mal négociée. Point d’orgue d’une terne demi-saison pour le natif de Vitrolles, débarqué en Lorraine après deux saisons blanches minées par des blessures à gogo. « Je l’ai regretté plusieurs fois » ruminait Farid Boulaya cet été, en évoquant le geste à l’origine de son absence les mois suivants.

Presque un an plus tard, le joueur passé par Istres semble s’être affranchi de beaucoup d’interrogations. Oubliés déjà les pépins physiques qui l’ont privé de temps de jeu ces dernières années, notamment lors de son passage spectral à Gérone en Espagne il y a deux ans. « Cette saison, j’ai pu faire une préparation complète avec le groupe. Ça a bien démarré » se satisfait un international espoir fennec titulaires à 16 reprises en Ligue 2 cette saison. Une régularité rare chez le joueur passé pro sous le maillot istréen en 2012, seulement auteur d’une saison complète à Clermont lors de l’exercice 2015-2016 (32 matchs). « J’ai toujours eu ce truc là, d’être irrégulier » relève Farid Boulaya, qui promet de « travailler pour que ça paie en deuxième partie de saison ».

Pour le joueur de 25 ans, 2019 a en tout cas commencé sous les mêmes auspices que la fin d’année 2018. Buteur à Valenciennes pour la dernière des Grenats (2-0) avant la trêve hivernale, le milieu du FC Metz a remis le couvert lors de la première sortie des Grenats en championnat depuis le passage au nouvel an. À Orléans, il a offert la victoire à ses partenaires sur la plus petite des marges, allant inscrire son cinquième but depuis l’ouverture de l’exercice. À 19 journées du terme, le Vitrollais n’est plus qu’à deux petites unités de son meilleur total (7) enregistré à Istres. « Je suis plutôt dans un bon ratio sur cette première partie de saison. J’espère en mettre le double » table le 2ème meilleur scoreur messin, ex-æquo avec Ibrahima Niane. Une entame de championnat remarquée pour ce revanchard, qui admet vivre « l’année du renouveau ».

Très vite devenu un élément important depuis l’intronisation de Frédéric Antonetti au poste d’entraîneur de l’équipe première, le Fennec souligne une entente harmonieuse avec l’ancien coach du LOSC. « Il nous parle, nous fait beaucoup travailler. Il y est pour beaucoup dans ce qu’on a réussi à faire depuis le début de saison ». Malgré l’absence prolongée du technicien pour raisons familiales, le milieu de terrain décrit « des méthodes de travail similaires » avec Vincent Hognon et Jean-Marie de Zerbi, les adjoints à l’œuvre pour remplacer le coach mosellan. « Ils savent ce qu’ils ont à nous dire pour nous faire travailler, et pour l’instant, ça se passe plutôt bien ».

Clermont, « un bon souvenir »

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À l’approche de la réception du Clermont Foot ce vendredi, Farid se souvient d’un match aller détonateur dans la saison du FC Metz. Menés 2-0 à l’heure de jeu, les Grenats avaient su faire preuve de caractère pour s’imposer 3-2 sur le fil du rasoir. « On est revenu au courage et à l’état d’esprit. On n’a rien lâché jusqu’au bout. C’est un match qui nous a bien lancé cette saison » reconnaît le n°27 mosellan. En Auvergne lors de cette 3ème journée de Ligue 2, l’ancien clermontois avait fait chavirer son équipe, délivrant une passe décisive à Habib Diallo et transformant le coup-franc qu’il avait lui-même provoqué dans les ultimes instants de la partie. « Je sais pas si c’est ce match qui m’a lancé parce que j’avais déjà été décisif lors des deux premiers matchs » nuance le joueur qui garde un « bon souvenir » de ce premier round à Gabriel-Montpied.

Défaits à seulement quatre reprises en 20 journées, les protégés de Pascal Gastien viendront jouer des coudes vendredi sur la pelouse de Saint-Symphorien ce vendredi. « J’avais vu dès les premiers mois que cette équipe de Clermont était forte. Elle nous a posé beaucoup de soucis au match aller et produit du beau football » glisse Farid Boulaya. De son côté, le franco-algérien savourera le retour des Grenats dans l’arène messine, presque un mois et demi après la dernière opposition (contre le Red Star le 4 décembre). « On a hâte de retrouver nos supporters. Ça commence à manquer » lance Boulaya. Un match qui marquera le début d’un véritable marathon pour les Grenats qui devront enchaîner 5 matchs en deux semaines (Clermont, Monaco, Ajaccio, Nancy et Troyes). Un menu copieux qui sollicitera toutes les ressources physiques des Messins dès ce début d’année. Pas un problème pour Farid Boulaya, au sein d’un groupe qui « aime la compétition. Ça ne va pas nous déplaire pour autant car on a un effectif large et de qualité. On peut s’en sortir dans toutes les compétitions  ».

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