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Meurthe-et-Moselle : Le CHU de Nancy recense chaque année 70 cas de violences

14 juin 2019 à 11h48 Par Yoan Masson
Une information qui ne va pas calmer la colère des urgentistes

L'Hôpital Central va renforcer sa sécurité

En pleine crise de confiance avec le gouvernement. Les Urgences dans toute la France traverse une zone de turbulence depuis plusieurs mois à cause de manque de moyen humain et financier.

Le CHU de Nancy ne fait pas exception

Alors que des représentants syndicaux sont aujourd'hui au ministère de la Santé pour tenter de trouver une solution. On apprend (sans trop de surprise) que la sécurité des hommes et des femmes en blouse blanche laisse aussi à désirer.  Le CHU recense chaque année 70 cas de violences en moyenne dont une vingtaine de violences physiques sur 60.000 passages annuels aux urgences de l'hôpital central.

Ne pas en rester là

Le maire de Nancy et président du conseil de surveillance du CHU, Laurent Hénart et le directeur général du CHRU Bernard Dupont demandent à pouvoir expérimenter un nouveau dispositif contre les violences verbales et physiques. 

On parle d'une présence régulière de policiers et du renforcement de la vidéosurveillance en passant par de légers réaménagements de locaux. Mais rien ne remplacera jamais la présence d'infirmières et d'infirmiers sur le terrain.

Le temps de passage d'un patient aux Urgences pourrait être aussi le nouveau cheval de bataille pour les élus. Selon un sondage Drees, Panorama des établissements de santé 2015 : La fréquentation des urgences hospitalières a augmenté de 93 % entre 1996 et 2015, année où 20,3 millions de passages ont été enregistrés.