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FC Metz - AS Béziers (1-0) : « Un match d’hommes » pour Alexandre Oukidja

19 février 2019 à 01h57 Par Axel Watrin
Les joueurs du FC Metz avant FC Metz-AS Béziers le lundi 18 février 2019
Crédit photo : Axel Watrin / Direct FM

Malgré l’expulsion d’Opa Nguette en deuxième période, les Grenats ont fait preuve de caractère pour arracher une victoire étriquée contre le promu biterrois. Un succès bénéfique avant le choc contre le Paris FC vendredi.

Contre Béziers, Metz a respiré. Avec lui, c’est tout un peuple mosellan qui a retrouvé l’oxygène tant recherché, à la suite d’un début d’année très poussif. Ce lundi soir, bien qu’encore bousculés sur leur pelouse, les Grenats cette fois se sont faits respecter face à un promu biterrois ambitieux. De quoi aborder un peu plus sereinement la suite des débats.

Tout n’a pas été parfait pour les protégés de Vincent Hognon, qui alignait ses pions dans un 4-2-3-1 avec un Marvin Gakpa à la baguette d’un trio d’attaque composé de la triplette sénégalaise Diallo-Nguette-Niane. Le premier n’attendait peut-être pas grand chose de sa demi-volée de 30 mètres dans un angle pas évident. Force est de constater que le meilleur buteur messin n’était pas loin d’ajouter un 16ème but sur son compteur, si Yan Marrillat n’avait pas été dupe (26’). Si auparavant la frappe du visiteur Rherras n’était que fausse alerte (22’), Béziers s’est montré entreprenant. Bien plus que son classement (18e) ne le laissait présager. Et les Messins ont patiemment attendu la fin de la première période pour apporter le danger dans la défense adverse. Inspiré par son compatriote Habib Diallo, Ibrahima Niane était tout proche d’ouvrir le score d’une tête ravageuse sur un centre d’Ivan Balliu, mais le cuir fusait au-dessus de la barre … (44’). Une grosse occasion pour des Messins sur le courant alternatif.

Ces mêmes Grenats sont repartis du plus belle au retour des vestiaires. Diallo ne concluait pas les centres consécutifs offerts coup sur coup par ses défenseurs latéraux (46’, 49’). La tension montait sur Saint-Symphorien, et l’ambiance devenait même électrique lorsque M.Varela expulsait Opa Nguette pour un deuxième avertissement somme toute logique (51’). Un affront qui a curieusement sonné la charge chez les Mosellans. Piqué au vif, l’orgueil du leader a finit par faire craquer la défense biterroise : idéalement lancé dans la profondeur par son capitaine Renaud Cohade, Ibrahima Niane croisait impeccablement sa frappe du pied droit (1-0, 60’).

Hâchée par les nombreuses décisions arbitrales qui interrompaient la fluidité de la partie (11 cartons jaunes distribués dont 7 aux Messins), la suite de la rencontre baissait d’un ton. Malgré son infériorité numérique, le FC Metz a fait parler l’expérience pour museler comme il le pouvait le promu méditerranéen. Et les espoirs des hommes de Mathieu Chabert se sont définitivement envolés lorsque le technicien perdait Ibrahima Savane, également sur carton rouge (81’). Pas loin de clore la partie sur un doublé (89’), Ibrahima Niane a offert aux siens une victoire précieuse dans la course à la montée, puisque les Grenats reprennent seuls les commandes de la Ligue 2, à 7 points de Lorient (3e). Un bon postulat pour Metz qui devra composer sans Nguette et (certainement) d’autres suspendus pour la réception du Paris FC vendredi. 

Réaction

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Alexandre Oukidja (gardien de but du FC Metz) : « Ce soir, c’était un match d’hommes. Avec beaucoup d’intensité et beaucoup de duels. Il fallait montrer qui était le patron.  Quand Opa est sorti, on s’est dit qu’il fallait redoubler d’efforts. Sur une de nos occasions, on a marqué. Ça prouve qu’on n’avait pas baissé la tête. Je suis content parce que les jeunes ont su être présents. Dans l’ensemble, c’était un match cohérent. Défensivement, on ne prend toujours pas de but. Mais on va essayer de travailler pour être encore plus costauds, parce que vendredi, ce sera tout autre chose (contre le Paris FC) ».