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Nancy : les gérants de bars, restaurants et discothèques unis pour réclamer plus de visibilité

02 décembre 2020 à 18h45 Par Clément Gondolff
Plusieurs centaines de gérants de bars, restaurants et boîtes de nuit se sont retrouvés sur la place Charles III de Nancy (Meurthe-et-Moselle) ce mercredi 2 décembre 2020.
Crédit photo : @D!RECTFM

Dans l'impossibilité de reprendre normalement leurs activités, plusieurs centaines de personnes issues de l'univers de la restauration et/ou du monde de la nuit ont manifesté ce mercredi 2 décembre à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Ils dénoncent notamment un manque de clarté autour de la réouverture de leurs établissements.

Puisque l'union fait la force, comme le dit si bien l'adage, des restaurateurs, cafetiers et autres gérants de discothèques ont décidé de ne faire qu'un ce mercredi 2 décembre 2020, à Nancy. 

Rassemblés sur la place Charles III, ils étaient plusieurs centaines, tantôt munis de casseroles, tantôt aidés d'un sifflet, pour se faire entendre. Pour, finalement, rappeler qu'ils sont bel et bien toujours debouts, quand bien même leurs établissements demeurent fermés depuis la fin du mois d'octobre (depuis mars pour les boîtes de nuit). 

"On est là, tous ensemble, pour se serrer les coudes, pour se soutenir entre nous. Et pour montrer à la population et aux politiques qu’on est toujours là, que notre situation est relativement dramatique et qu’on a besoin d’être soutenus, de ne pas être oubliés", affirme Jérome Espiand, responsable du restaurant L’Arrosoir à Nancy depuis 18 ans.

"On ne pourra pas survivre comme ça ad vitam æternam"

 

Privé d'ouverture depuis plusieurs semaines, après, déjà, un premier confinement au printemps, le restaurateur n'imagine pas prolonger la fermeture de son établissement après le 20 janvier 2021, la date fixée par le gouvernement pour la réouverture des restaurants. 

"On ne pourra pas survivre comme ça ad vitam æternam, ça va finir pas devenir compliqué, concède-t-il. "Et même si la réouverture est imaginée au 20 janvier, on n’a aucune certitude de cela. Et pour nous, c'est très compliqué de ne pas avoir de date". 

Une demande de visibilité pour le futur

"J'ai l'impression que c’est une date qui va être éternellement repoussée. On nous dit le 20 janvier avec beaucoup de "si"... On va attendre, mais on ne voudrait pas que ça se prolonge", s'inquiète également Giuseppe Pennino, salarié et responsable de salle au restaurant Triptik à Nancy.

Ce que l'on souhaite tout simplement, c’est d’avoir une visibilité, poursuit-il. Au moins, ne pas nous laisser avec une date et la repousser à chaque fois. Nous ce qu’on veut, c’est simplement pouvoir rouvrir dans les conditions nécessaires avec les mesures que l'on applique depuis des mois, et puis de nous dire s’il faut limiter le nombre de personnes".

 

Giuseppe Pennino, salarié et responsable de salle au restaurant Triptik à Nancy Écouter le podcast