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Metz : des soignants se mobilisent contre la fermeture de lits à la clinique Tivoli

15 octobre 2020 à 16h05 Par Clément Gondolff
Des membres du personnel soignant se sont rassemblés devant la clinique Tivoli de Metz (Moselle).
Crédit photo : (@D!RECTFM)

Ce jeudi 15 octobre 2020, des membres du personnel soignant ont protesté contre la fermeture de 21 lits d'hospitalisation complète à la clinique Tivoli de Metz (Moselle).

C'est une nouvelle qui ne passe pas. Ce jeudi 15 octobre 2020, à 10 heures, plusieurs dizaines de soignants ont manifesté contre la suppression de 21 lits d'hospitalisation complète au sein de la clinique psychiatrique Tivoli

Formé devant ce même établissement, le cortège a par la suite pris la direction de l'Agence régionale de santé. Son message ? La défense de l'hôpital public, une nouvelle fois affaibli par des fermetures de lits. "Le chef de pôle a annoncé la fermeture de ces 21 lits au 1er novembre. On va priver la population d’un outil de soin inclus et intégré dans la ville de Metz et au rayonnement régional. Et aussi, un outil de soin dont la population a extrêmement besoin", se désole Vincent Felix, infirmier au centre hospitalier de Jury et secrétaire adjoint du syndicat CGT à l’hôpital.

 

"On nous argue d'un manque de médecin"

Le service d'hospitalisation complète s'adrese aux malades souffrant de troubles psychiques aigus, par exemple ceux étant dans un état dépressif ou bien ceux ayant des tentations suicidaires."Le principe de l’hospitalisation complète, c’est de mettre en place des soins intensifs qui sont vraiment nécessaires quand les patients ont des souffrances de type dépression", étaye Vincent Felix.

Mais alors pourquoi est-il affecté par des fermetures de lits ? "On nous argue d’un manque de médecin, répond l'infirmier. Mais, nous, on prétend qu’on pourrait trouver une solution pour ce service qui est si important et qui est très attractif". 

"Un accès au soin toujours plus compliqué"

Inquiet par la tournure prise par les événements, Vincent Félix déplore "une régression et un accès au soin toujours plus compliqué". "On a des conditions d'hospitalisation et une offre de soin précaires et moindres. Les patients le ressentent, parce qu'on a moins de temps à leur consacrer", confirme Angélique, infirmière du SIAS (Structure intermédiaire d'accompagnement) à Metz.