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"L’école est un lieu de sécurité par rapport au virus", selon Jean-Marc Huart, recteur de l'Académie Nancy-Metz

14 octobre 2020 à 15h45 Par Clément Gondolff
Jean-Marc Huart, recteur de l'Académie Nancy-Metz.
Crédit photo : (@D!RECTFM)

A deux jours des vacances scolaires, Jean-Marc Huart, recteur de l'Académie Nancy-Metz, dresse un premier bilan de cette rentrée 2020. Et selon lui, la situation sanitaire est parfaitement sous contrôle dans les écoles lorraines.

C'est une première étape d'une longue course qui s'apprête à se conclure. Ce vendredi 16 octobre 2020 débutent les vacances scolaires de la Toussaint, mettant un terme à sept semaines de cours pour les écoliers, collégiens et lycéens de France. 

Sept semaines durant lesquelles les établissements ont dû concilier éducation et protection de tous, en raison du contexte marqué par le Covid-19. "Ces sept semaines ont été inédites. La gestion de la crise sanitaire a été dans les esprits", confirme Jean-Marc Huart.

Plus d'élèves testés positifs ces derniers temps

Et le recteur de l'Académie Nancy-Metz l'assure : "les enfants sont en sécurité à l’école". "A partir du moment où le lavage des mains est régulier, que le gel hydroalcoolique est utilisé, que le masque en collège et lycée est porté. Je voudrais dire aux parents d’élèves que le bilan montre que l’école est un lieu de sécurité par rapport au virus", poursuit-il.

Le bilan, justement, qui fait état d'une seule fermeture d'école (sur une période de 7 jours) dans l'académie Nancy-Metz, tend à s'assombrir depuis quelques semaines. Selon les derniers chiffres dévoilés par Jean-Marc Huart, 127 élèves sur 400 000 demeurent positifs au Covid-19 (soit 0,03%). "Des chiffres en hausse par rapport il y a deux semaines où nous avions un plancher autour des 60 cas positifs", souligne-t-il, tout en affirmant, par ailleurs, que du côté du personnel, on recense 30 cas positifs sur 40 000. 

Les soirées étudiantes pointées du doigt 

Et alors que selon les dernières données de Santé Publique France, 21% des clusters interviennent en milieu scolaire et universitaire, Jean-Marc Huart refuse de faire de l'école un lieu dangereux, ou du moins propice à la propagation du virus. 

Le problème, selon lui, se situe plutôt au niveau des comportements adoptés en dehors du cadre scolaire : "Quand on regarde l’origine de l’épidémie, par exemple pour les étudiants, on s’aperçoit que c’est souvent pendant les moments de convivialité, lors de soirées, que des étudiants contractent le virus".

Il conclut : "Dans les amphis, à partir du moment où les gestes barrières sont respectés et que le masque est porté, les étudiants sont en sécurité. Il faut juste faire attention à ces moments de convivialité qui sont à l’origine des clusters que nous avons eus". 

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