Julian Palmieri (FC Metz) : une carrière corsée

Julian Palmieri (FC Metz) : une carrière corsée

Arrivé à Metz en novembre dernier, Julian Palmieri est passé par beaucoup d’émotions durant sa carrière. A deux doigts de stopper le football il y a quelques années, l’ancien bastiais a connu le chômage et un échec à Lille avant de rebondir en Moselle sous la houlette de Frédéric Hantz avec qui il noue une relation particulière. Portrait du plus Corse des Messins.

Julian Palmieri ; ce joueur de football avec qui n’importe quel entraîneur aimerait partir au combat ! Le sang chaud sur le terrain, le joueur messin est aussi un homme au grand coeur. Un coeur dans lequel le Sporting Club de Bastia prend une place incalculable. Même loin de l’île de beauté, Julian Palmieri continue de suivre les matchs du club désormais  en National 3 (ex CFA2). « Dès que je peux, je regarde les matchs sur facebook » .

Un amour démesuré pour son club avec qui la romance n’est peut-être pas terminée. « Je suis encore en contact avec Cahuzac ou Jean-Louis Leca. On espère tous un jour revenir jouer au club pour l’aider à remonter, même en CFA parce qu’on veut tous finir là-bas » dit-il empreint d’émotions. L’été 2017 est sûrement le plus difficile pour lui. « Voir mon club de coeur dans cette situation, j’en dormais plus les nuits.« 

Avec Bastia, l’histoire est belle. Une finale de Coupe de la Ligue au Stade de France, un but exceptionnel inscrit face au PSG… des souvenirs que Julian n’oubliera pas de sitôt. « Il n’y a pas une semaine où je ne regarde pas des vidéos de la finale ou du match contre Paris » .

Bastia, c’est le club pour qui il est prêt à tout, même à faire l’impasse sur le monde professionnel. « Quand le club est rétrogradé en CFA2, je m’entrainais avec le groupe dans l’optique de reprendre la saison avec eux » avoue-t-il avant de poursuivre « malheureusement on est dans un pays où si tu gagnes 80 000€ par mois et l’année d’après 3000, les impôts te prennent sur ce que tu as gagné. Je suis père de famille, je ne pouvais pas mettre tout le monde en danger. Sinon je serais en CFA2 à l’heure actuelle » .

« A Lille, on ne nous a pas respecté »

Dans l’impossibilité de jouer avec le club corse en National 3, Palmieri rebondit à Lille. Un rebond de courte durée, puisque l’arrivée de Marcelo Bielsa le pousse dehors. « Le club a manqué de classe, on a reçu un message trois jours avant la reprise. Ils nous ont dit d’aller nous changer dans une cage à poule, on n’avait pas accès au parking des pros, plus de numéro non plus. Tout ça sans aucune explication » . Malgré cet épisode, le défenseur messin espère « que le club va se sauver » parce que « les gens aiment le club, sont agréables à vivre et un club de ce standing ne mérite pas la Ligue 2.« 

Son contrat résilié à Lille, Palmieri se retrouve au chômage. Pendant plusieurs mois, aucun club ne le contacte. Pourtant, la peur de ne plus jouer en Ligue 1 ne l’atteint pas. « En France quand on franchit la barre des trente ans, beaucoup pensent qu’on est cramé. Mais je n’avais pas peur il y a plus grave dans la vie, il faut relativiser » .

Des situations plus graves, Palmieri en a connu. En avril dernier, sa maman décède. Une plaie qui n’est toujours pas refermée. « Encore aujourd’hui j’ai quelques absences parce que je ne me remets pas du décès de ma mère » . Une souffrance qui a bien failli stopper sa carrière. « Je n’avais plus envie de jouer, j’ai pensé à arrêter.  » raconte-t-il.

« Je serai toujours son soldat »

Dans un football moderne où les salaires sont stratosphériques, il reste quelques joueurs qui refusent de beaux contrats par raisons de coeur. Julian Palmieri est de ceux-là. Si retomber en CFA2 à Bastia n’était pas possible, il a choisi Metz malgré d’alléchantes propositions turques. « J’ai choisi Metz pour Frédéric Hantz. On a une relation particulière, il m’a lancé en Ligue 1 et je serai toujours son soldat. Ca me paraissait normal de refuser des offres même plus intéressantes financièrement » .

Trois mois de compétition que Palmieri jugent « bons, sauf le match à Marseille où je suis passé à côté » . Titulaire régulier, il reste convaincu que le club peut se maintenir. « J’y croyais dès le départ. Quand je regarde la qualité de notre effectif, on n’a rien à envier aux autres équipes. Sauf les quatre de devant » analyse le latéral grenat. Le soldat Palmieri a encore cette mission à accomplir avec les Grenats, avant de peut-être retourner dans son club de coeur, pour l’aider à retrouver les sommets.

Retrouvez l’interview en intégralité ci-dessous :

 

Joris CROLBOIS

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1 Commentaire

  1. paoli
    10 février 2018 at 19 h 22 min Reply

    Julian turchinu un jour turchinu toujours, à jamais dans nos coeurs guerrier. a prestu o cumpa

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