Extension de la vaccination obligatoire : ce qu’il faut savoir

Extension de la vaccination obligatoire : ce qu’il faut savoir

Depuis le 1er janvier 2018, tous les enfants, nés après cette date, devront avoir reçu 11 vaccins obligatoires avant d’avoir atteint l’âge de 2 ans, sous peine de se voir interdire l’accès aux crèches, école, assistante maternelle, en halte-garderie ou encore en colonies de vacances.

Au 1er janvier donc, les obligations vaccinales pour les jeunes enfants, sont passées de 3 vaccins obligatoires (diphtérie, tétanos, poliomyélite) à 11. S’ajoutent alors le vaccin pour la coqueluche, le ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole), l’Haemophilus influenzae de type B, l’hépatite B, le pneumocoque et le méningocoque C. Certains parents voient alors d’un très mauvais œil cette extension de vaccins obligatoires, car certains, comme l’hépatite B, sont suspectés d’engendrer des maladies graves, telle que la sclérose en plaque. A noter donc que pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018, seul le DTP (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) continuera à être vérifié pour l’admission en collectivité.

Dans un communiqué de presse, le ministère de la santé précise toutefois que ces 11 vaccins ne sont pas nouveaux, et figurent depuis longtemps au calendrier vaccinal. « Plus de 70% des enfants sont déjà dans les faits vaccinés contre ces 11 maladies. Néanmoins, la couverture vaccinale est insuffisante pour ces vaccins seulement recommandés » . La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a alors souhaité faire de l’amélioration la couverture vaccinale, « une priorité de santé publique pour la France » .

10 injections en 6 rendez-vous

La vaccination contre les 11 maladies peut se faire en 10 injections pour les enfants, étalées entre 2 et 18 mois.

vaccins

.

Ainsi, lors d’une admission en collectivité, les parents seront amenés à communiquer les pages vaccinations du carnet de santé de leur enfant ou tout document du professionnel de santé attestant de la réalisation des vaccins, ou le certificat de contre-indication lorsque l’enfant ne peut pas être vacciné pour un motif médical.

Si l’enfant n’est pas à jour de ses vaccinations, seule une admission provisoire est possible.  Les parents auront alors 3 mois pour procéder aux vaccinations.

Dans son projet de réforme, la ministre de la santé entendait alors sanctionner plus lourdement les parents qui refuseraient de faire ces 11 vaccins. Ils risquaient au départ jusqu’à 3750 euros d’amende et six mois d’emprisonnement. Le gouvernement a finalement revu sa copie. Aucune contrainte ne sera finalement appliquée, mais le ministère précise toutefois que les parents pourront toujours faire l’objet de poursuites pénales pour «atteinte à la santé de l’enfant» , si ce dernier, non vacciné, est gravement atteint par des maladies «qui auraient pu être évitées par la vaccination» ou s’il contamine d’autres enfants.

Communication accrue

Pour tenter de combattre les fausses informations, le ministère de la santé va renforcer sa communication auprès des professionnels de santé et de la petite enfance. De nombreux outils d’information à vocation pédagogique leur seront proposés d’ici les prochaines semaines. Des réunions d’informations seront notamment organisées avec les experts des  Agences Régionales de Santé.

Et pour essayer de toucher un public plus large, le ministère de la santé a fait appel à deux youtubeurs. Julien Menielle de la chaîne Dans ton corps et Bruce Benamran de la chaîne E-penser ont réalisé deux vidéos qui s’attaquent aux idées reçues sur la vaccination.

Les Français sont également invités à consulter le site vaccination-info-service.fr , pour plus d’informations.

En lien avec

Laisser un commentaire