Les grands dossiers du préfet du Grand Est

Les grands dossiers du préfet du Grand Est

Jean-Luc Marx a pris ses fonctions en tant que préfet de la région Grand Est le 10 juillet dernier. Natif de Metz, le voilà donc de retour dans sa région natale, avec en ligne de mire, d’importants dossiers à traiter.

A31 bis, fronde alsacienne, migrants… tels sont les importants dossiers dont a hérité le nouveau préfet de la région Grand Est. Concernant tout d’abord, l’A31 bis, Jean-Luc Marx estime que ce dossier va mettre du temps à évoluer. A l’heure actuelle, aucun calendrier n’est arrêté, et les discussions ne font que commencer. Les élus du territoire se sont réunis il y a quelques semaines, afin d’évaluer les différentes hypothèses concernant cette A31 bis. Et des hypothèses, il y en a beaucoup ! Un nouveau comité de suivi doit se réunir début 2018 pour en éliminer quelques unes, et petit à petit, un dossier d’utilité publique devrait être constitué. Jean-Luc Marx :

.

Une fois le tracé établi, il restera la question du financement à régler. Le préfet du Grand Est n’exclut pas de demander au Grand Duché du Luxembourg sa participation, à l’image de la Suisse qui verse une contribution à la France pour les frontaliers.

Le « Brexit Alsacien »

Pour le préfet, pas question d’une sortie de l’Alsace de la Grande Région. Pour rappel, les revendications identitaires de certains élus alsaciens ont poussé à la démission du président de la région, Philippe Richert. Ils souhaitent en effet retrouver l’indépendance régionale de l’Alsace. Pour Jean-Luc Marx, ce n’est pas d’actualité. Le seul chemin possible sera une éventuelle fusion des départements.

L’écotaxe

L’écotaxe sera-t-elle expérimentée à l’échelle régionale ? La question est à l’ordre du jour des assises de la mobilité, et devrait être statuée au mois de mars. Le préfet s’est dit plutôt favorable à une expérimentation dans la région Grand Est, « territoire légitime », véritable carrefour européen.

Les migrants

Malgré la tension qui grandit, les services de l’Etat ne semblent pas avoir de solution. D’après Jean-Luc Marx, le Grand Est ne possède que 10 000 places d’hébergement pour accueillir les demandeurs d’asile, toutes occupées aujourd’hui. La hausse des demandes d’asiles ces dernières années est considérable. Exemple en Moselle où en 2016, 3 800 demandes étaient enregistrées, et plus de 4000 en 2017.

En lien avec

Laisser un commentaire